Screenshot from 2014-01-31 10_07_39L'entrée de l'impasse en 2011,

On remarque la vielle Noria maraîchère (derrière le fourgon) qui, à l'aide d'un cheval - lui même abrité par un arbre- servait à remonter l'eau de la nappe phréatique qui se deversait alors dans un réseau d'irrigation en grès le long des cultures. Pour arroser, la maraîchère (les hommes bossaient à la briquetterie) bouchaient les canaux avec un sac à l'endroit qu'elles voulaient arroser et à l'aide d'une assiette en bois elles balançaient la flotte sur les plantes. L'arrosage à l'assiette.

C'est notre voisine, dont la famille cultive dans l'impasse depuis le 19eme siècle qui nous l'a raconté.

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La même entrée de l'impasse en 2012.

Plus de noria, à la place un joli trottoir qui ne raconte rien.

Un géologue amoureux des vergers qui passait par là nous a informé du phénomène suivant : si on détruisait la résidence aujourd'hui et qu'on remettait la noria en place, il n'y a aurait plus d'eau qui remonterait. La nappe phréatique a été chassée de cet endroit par la construction de l'immeuble avec parking souterrain. Les derniers vendeurs de canards gras de Launaguet nous ont confirmé que les puits des derniers maraîchers s'asséchaient depuis l'urbanisation massive de la zone. Celui du XIII est stable.

IMAGES DE LA TRANSFORMATION 2011/2012

photo dessus : après / photo dessous : avant

vers le fond de l'impasse : La maison sur la gauche (photo du bas) était la ferme originelle qui abritait la famille cultivant la parcelle attenante qui comprenait le n°13 et le n°15, jusqu'à ce qu'une succession familiale divise la parcelle en deux. La ferme et son chataigner, centenaires, ont été anéanti par le bloc de béton blanc qu'on voit en haut à gauche (photo du haut). Depuis le 19ème siècle jusqu'aux années 1960, 4 familles cultivaient l'impasse. Aujourd'hui il n'y a plus qu'une ferme encore debout, encore habité par les derniers maraîchers (à la retraite depuis 30 ans), leurs enfants ont quitté la vocation familiale.

verslefond

le fond de l'impasse : C'est un pactole d'environ 6 millions d'euros qu'a dû rapporter la vente des appartements et villas au promoteur. Quand le PLU a rendu constructible cette ancienne "zone verte" les techniciens de la mairie avouent avoir été débordés sous le flots des demandes de permis de tous les promoteurs qui détenaient déjà bon nombre de parcelles achetés à prix agricole. Ils ont bloqués ce qu'ils ont pu. Ils ont bloqué le 13... Pas le 15.

lefond

Pour pouvoir obtenir son permis, le promoteur a rusé : il a racheté le champ (photo bu bas) qui séparait le bout de l'impasse de Launaguet du bout de l'impasse du Baron. En effet, l'impasse de Launaguet est une voie privée non viabilisée selon les normes de la voirie et la mairie peut empêcher la multiplication d'habitations sous ce prétexte. En connectant sa résidence à l'impasse du Baron (photo du haut), aux normes, le promoteur esquive le coup et peut sans vergogne et sans soucis de la densification urbaine massive du quartier,

versl'impassedubaronLe terrain de tennis existe toujours, coincé entre les "villas"que l'on peut voir et des immeubles de 4 étages (qu'on aperçoit sur la photo "vers le fond de l'impasse")

depuis le fond de l'impasse : l'"aire de retournement" est devenue l'accès au parking de la "résidence". Quand nos voisins maraichers vendront, ou leurs enfants, il y a fort à parier que leur parcelle sera transformé pour ajouter un accès à l'impasse de Launaguet par une autre voie et ainsi contourner l'ultime obstacle légal à la poursuite de la densification bétonnière de l'impasse.

depuis le fond